Ce couteau de table N°5 de 21 cm révèle un hêtre échauffé stabilisé dont le veinage naturel guide une composition réalisée avec deux couleurs intégrées dans la masse. Chaque teinte nécessite sa propre préparation et son cycle de cuisson avant la stabilisation du bois. Les lignes sombres de l’échauffure, les nuances naturelles et les zones colorées composent ainsi un manche unique, associé à une lame en acier inoxydable X50CrMoV15. Une pièce expressive et contemporaine réalisée en Savoie pour les amateurs de belles tables et de créations singulières.
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Description
Quand la couleur rencontre le dessin naturel du bois
Ce couteau de table N°5 en hêtre échauffé stabilisé et teinté dans la masse est une pièce particulière de la Coutellerie Bermudes. Son manche associe le dessin naturel du bois à deux couleurs intégrées dans la matière, dans une composition qui ne peut pas être reproduite exactement.
Ici, la couleur ne cherche pas à masquer le hêtre.
Au contraire, je m’appuie sur ses lignes, ses zones de contraste et les marques laissées naturellement dans le bois pour déterminer la manière dont les teintes vont prendre leur place.
Le résultat se construit progressivement : le bois donne la direction, la couleur vient l’accompagner.
Les deux faces possèdent ainsi leur propre dessin. Certaines zones conservent les nuances naturelles du hêtre, tandis que d’autres révèlent des tonalités plus intenses traversées par les lignes sombres caractéristiques du bois échauffé.
Avec ses 21 cm, ce N°5 reste avant tout un couteau de table équilibré et précis, mais son manche lui confère une identité résolument singulière.
Chaque pièce est réalisée individuellement à la Coutellerie Bermudes, près de Chambéry en Savoie.
Le hêtre échauffé comme point de départ
Avant la couleur vient la matière.
Le hêtre échauffé possède déjà son propre langage graphique. Les phénomènes naturels qui se développent dans le bois peuvent faire apparaître des lignes sombres, des délimitations et des variations qui transforment profondément son dessin.
Ce sont précisément ces particularités que je recherche.
Je sélectionne les morceaux capables d’offrir suffisamment de caractère pour que leur veinage puisse devenir une véritable trame de composition.
Chaque bloc impose donc une réflexion différente.
Il ne s’agit pas de reproduire un motif prédéfini, mais d’observer ce que le bois propose avant de décider comment intervenir.
Laisser parler la matière
Sur ce N°5, certaines lignes naturelles traversent le manche tandis que d’autres viennent délimiter les zones colorées.
Je préfère les utiliser plutôt que chercher à les effacer.
Le dessin final naît ainsi d’un dialogue entre ce qui existait déjà dans le bois et ce que j’y apporte ensuite.
Cette manière de travailler laisse nécessairement une part d’inattendu.
Deux morceaux de hêtre ne réagissent pas exactement de la même manière et deux veinages ne dessinent jamais le même parcours. La matière conserve donc toujours le dernier mot.
C’est aussi ce qui rend chaque exemplaire unique.
Deux couleurs intégrées dans la masse
La particularité de cette pièce réside dans l’intégration successive de deux teintes au cœur du bois.
Je ne recherche pas l’effet d’une simple coloration superficielle. Le travail est réalisé dans la matière afin que la couleur accompagne le hêtre et révèle certaines zones de son dessin.
Chaque teinte demande sa propre préparation.
Les différentes étapes nécessitent du temps, notamment lors des cycles de cuisson, avant de pouvoir poursuivre le travail avec la seconde couleur puis la stabilisation du bois.
Cette succession d’opérations rend la préparation nettement plus longue qu’un manche réalisé dans une essence utilisée dans son état naturel.
Le temps comme composant invisible
Une fois le couteau terminé, cette préparation ne se voit pas directement.
Pourtant, elle fait partie intégrante de la pièce.
Chaque couleur demande son temps de préparation et de cuisson. Il faut ensuite respecter les différentes étapes nécessaires avant la stabilisation et, seulement après cela, commencer véritablement le façonnage du manche.
Ce temps n’est pas ajouté pour complexifier inutilement le procédé.
Il permet d’obtenir une matière dans laquelle bois, veinage et couleurs forment un ensemble, plutôt qu’une succession d’effets décoratifs.
C’est une différence discrète, mais essentielle dans la manière dont je conçois ce couteau.
La stabilisation pour fixer la matière
Après les différentes opérations de coloration, le bois est stabilisé.
Cette étape permet de renforcer sa structure et d’améliorer sa stabilité face aux variations d’humidité. Elle participe également à la pérennité des couleurs intégrées dans la matière.
Le bloc peut ensuite être travaillé pour devenir un manche.
Les ajustages, le façonnage et les différentes étapes de ponçage font progressivement apparaître le dessin définitif.
C’est à ce moment-là que certaines zones jusque-là invisibles se révèlent.
Le résultat final n’est donc jamais totalement connu avant la finition.
Une composition différente sur chaque face
Le recto et le verso de ce N°5 illustrent particulièrement bien cette recherche.
D’un côté, les zones naturelles du hêtre occupent davantage l’espace et rencontrent progressivement les couleurs. De l’autre, la composition devient plus graphique et les teintes accompagnent de longues lignes sombres dessinées par le bois.
Il s’agit pourtant du même morceau.
Cette différence entre les deux faces donne au couteau une présence particulière : il ne se découvre pas d’un seul regard.
En le retournant, la matière raconte une autre partie de son histoire.
C’est précisément cette absence de symétrie parfaite que je souhaite préserver.
Une approche contemporaine du bois
Travailler une essence traditionnelle ne signifie pas nécessairement reproduire une esthétique traditionnelle.
Sur ce couteau, j’ai souhaité conserver la présence naturelle du hêtre tout en lui donnant une expression plus contemporaine.
La couleur permet cette rencontre.
Elle apporte de l’intensité et du rythme, tandis que les veinages sombres maintiennent le lien avec l’origine naturelle de la matière.
La lame satinée, volontairement sobre, équilibre l’ensemble.
Je recherche ainsi une pièce expressive mais maîtrisée, où aucun élément ne doit prendre définitivement le dessus sur les autres.
Une créativité guidée, jamais imposée
La création commence ici par l’observation.
Plutôt que d’imposer un dessin au bois, je cherche les zones intéressantes, les lignes qui peuvent être prolongées visuellement et les contrastes qui méritent d’être conservés.
La couleur intervient ensuite.
Cette approche demande d’accepter que chaque réalisation prenne une direction différente.
C’est une forme de liberté que j’apprécie particulièrement : imaginer la pièce sans effacer ce que la nature avait déjà dessiné.
Le N°5, un couteau de table de 21 cm
Derrière cette recherche sur la matière reste un véritable couteau de table.
Le N°5 mesure 21 cm et possède des proportions pensées pour offrir une prise en main confortable et un geste précis pendant le repas.
Son manche accompagne naturellement la main et son équilibre permet une utilisation fluide.
Cette dimension fonctionnelle reste essentielle.
La singularité du bois et des couleurs donne au couteau sa personnalité, mais elle ne doit jamais faire oublier sa destination première : couper efficacement et procurer une sensation agréable lorsqu’on le prend en main.
Une lame en acier inoxydable X50CrMoV15
La lame est réalisée en acier inoxydable X50CrMoV15, choisi pour son équilibre entre qualité de coupe, résistance à la corrosion et facilité d’entretien.
Sa finition satinée crée également un contraste intéressant avec le caractère beaucoup plus expressif du manche.
La géométrie de la lame et son affûtage sont travaillés afin d’obtenir une coupe précise et régulière adaptée au service à table.
L’ensemble associe ainsi performance, ergonomie et recherche esthétique.
Une pièce singulière pour les belles tables
Sur une table, le couteau possède une relation particulière avec le convive : il est l’un des objets que l’on observe, que l’on touche et que l’on utilise directement pendant le repas.
Ce N°5 a été pensé dans cette perspective.
La richesse de son manche lui permet d’apporter une présence visuelle forte, tandis que ses dimensions et son équilibre préservent le confort d’utilisation.
Il peut ainsi trouver sa place chez un particulier sensible aux pièces singulières comme dans l’univers d’un chef, d’un restaurant gastronomique ou d’une maison recherchant des arts de la table différents.
Pour les projets gastronomiques et les créations spécifiques
Cette technique ouvre également des possibilités intéressantes pour les projets professionnels.
Le travail de la couleur peut permettre d’étudier une composition en relation avec l’univers d’une table, d’un chef ou d’un établissement, tout en conservant les particularités naturelles du bois.
Il ne s’agit pas de standardiser chaque manche.
L’intérêt réside justement dans la possibilité de créer une cohérence d’ensemble tout en laissant à chaque couteau sa propre identité.
Pour une table gastronomique, cette variation peut devenir une signature : une même intention, mais aucune pièce parfaitement identique à la suivante.
Une pièce réalisée en Savoie
Je réalise chaque N°5 à la Coutellerie Bermudes, à Barberaz près de Chambéry, en Savoie.
Pour un modèle comme celui-ci, le travail commence bien avant le façonnage du manche.
La sélection du hêtre, l’observation de son veinage, le choix des zones à mettre en valeur, les différentes opérations de coloration et leurs cuissons successives précèdent encore la stabilisation.
Viennent ensuite les ajustages, le façonnage, le ponçage, les finitions et enfin le travail du tranchant.
Cette succession d’étapes explique pourquoi ces pièces restent produites en quantité limitée.
Elle me permet surtout de conserver ce qui m’intéresse dans ce travail : prendre le temps nécessaire pour laisser chaque matière développer sa propre identité.
En 2026, la Coutellerie Bermudes a été sélectionnée pour représenter la Savoie au Salon du Made in France à Paris Porte de Versailles, au sein du Village de l’Artisanat.
Découvrir les stages de coutellerie en Savoie
La Coutellerie Bermudes propose également des stages permettant de découvrir les différentes étapes nécessaires à la réalisation d’un couteau et de créer son propre modèle.
👉 Découvrez les stages de coutellerie :
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Découvrir la collection
Retrouvez également les couteaux de table, couteaux de cuisine et pièces uniques actuellement proposés à la Coutellerie Bermudes.
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Couteaux Coutellerie Bermudes
Conseils d’entretien
Pour préserver durablement votre couteau :
- laver uniquement à la main ;
- sécher soigneusement après chaque utilisation ;
- ne jamais utiliser de lave-vaisselle ;
- éviter toute immersion prolongée dans l’eau ;
- privilégier une planche en bois ou en matériau composite ;
- éviter les surfaces très dures comme le verre, le granit ou la céramique ;
- entretenir le tranchant avec un outil adapté ;
- ranger le couteau de manière à protéger sa lame et son fil.
Informations complémentaires
| Numéro | 5 |
|---|---|
| manche | Hêtre échauffé stabilisé teinté |
| Acier | X50CrmoV15 |
| Epaisseur de la lame maximum | 3mm |
| Largeur lame maximum | 2.7cm |
| longueur de la lame | 11.5 cm |
| longeur du manche | 11 cm |
| Alimentaire | oui |
| Inoxydable | oui |
| Rivets | inox 304L |
| Dureté HRC | 58 |







