N°4 de 19 cm en loupe de marronnier stabilisée, teintée dans la masse en bleu, vert et rouge. Les couleurs suivent les mouvements naturels du bois et composent sur chaque face un dessin impossible à reproduire. Construction plate semelle, lame inoxydable X50CrMoV15 et format compact : une pièce singulière, pensée comme un véritable couteau de cuisine pour le quotidien.

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Description

Quand la matière devient composition

Ce couteau de cuisine N°4 de 19 cm possède un manche en loupe de marronnier stabilisée et teintée dans la masse, où se rencontrent trois couleurs : bleu, vert et rouge.

Il s’agit d’une pièce inhabituelle.

La couleur ne cherche ni à recouvrir le bois ni à lui imposer un motif. Elle pénètre la matière, rencontre ses fibres, ses mouvements et ses accidents naturels. Certaines zones l’absorbent davantage, d’autres laissent réapparaître les tonalités originelles du marronnier.

Je ne dessine donc pas véritablement le décor.

Je prépare la matière, j’accompagne ses possibilités, puis je laisse le bois décider d’une grande partie du résultat.

C’est cette part d’imprévisible qui donne à ce N°4 son identité.

Une loupe de marronnier transformée par la couleur

La loupe de marronnier possède déjà naturellement une structure singulière.

Contrairement à un bois au fil régulier, elle révèle des fibres qui changent de direction, des ondulations, des nœuds et des mouvements parfois très marqués.

Sur cette pièce, j’ai choisi d’introduire trois tonalités dans la profondeur du bois.

Le bleu, le vert et le rouge rencontrent alors une structure qui existait bien avant mon intervention.

La couleur suit les lignes, se concentre autour de certaines figures ou disparaît presque ailleurs. Le bois reste parfaitement identifiable sous la composition.

Ne pas chercher à tout maîtriser

C’est probablement ce qui caractérise le mieux cette pièce.

Je peux sélectionner un morceau de bois pour ce que j’entrevois en lui. Je peux choisir son orientation, préparer les différentes mises en couleur, procéder à la stabilisation puis travailler progressivement le volume du manche.

Mais je ne peux pas connaître précisément son aspect final avant de l’avoir façonné.

À mesure que j’enlève de la matière, de nouvelles lignes apparaissent.

Certaines couleurs deviennent plus présentes. D’autres s’effacent.

Je préfère accompagner ce mouvement plutôt que chercher à le contrôler.


Trois couleurs prises dans la matière

La coloration de ce manche n’est pas une peinture de surface.

Le bois est teinté dans la masse puis stabilisé, selon un processus qui demande plusieurs étapes avant même de commencer le façonnage définitif du couteau.

Le rouge apporte des ponctuations particulièrement franches. Les nuances bleues et vertes circulent plus doucement dans les fibres, tandis que certaines parties naturelles du marronnier restent perceptibles.

De près, on découvre également les petites figures sombres et les nœuds du bois.

De plus loin, l’ensemble devient presque abstrait.

Une composition différente sur chaque face

Les deux côtés du manche n’offrent pas la même lecture.

Sur une face, les couleurs se mêlent aux figures tourbillonnantes de la loupe. Le rouge apparaît par touches, entouré de nuances vertes, bleutées et naturelles.

Sur l’autre, la composition devient plus verticale. Les couleurs semblent suivre davantage le mouvement longitudinal du manche.

Cette différence n’a pas été corrigée.

Elle fait partie de la pièce.

Lorsque l’on retourne le couteau, le même matériau révèle deux compositions différentes.


Entre nature et création contemporaine

Il existe dans ce manche quelque chose qui dépasse la simple recherche d’un beau bois.

Ses couleurs, ses lignes et ses superpositions peuvent évoquer une composition abstraite, un fragment de paysage ou une matière picturale.

Je préfère cependant ne pas lui imposer d’interprétation.

Chacun peut y voir quelque chose de différent.

C’est aussi ce qui m’intéresse dans certaines matières naturelles : lorsqu’on les accompagne suffisamment loin, elles peuvent produire des dessins qu’il aurait été difficile d’imaginer volontairement.

Ce N°4 se situe précisément à cet endroit : entre la matière naturelle et l’objet contemporain.


Une pièce singulière, sans démonstration

Malgré ses couleurs, ce couteau n’a pas été pensé pour être démonstratif.

Ses dimensions restent contenues. La lame satinée conserve une grande sobriété et les trois rivets métalliques ponctuent simplement le manche.

La richesse visuelle vient presque exclusivement du bois.

Cette retenue permet à la pièce d’être expressive sans perdre son équilibre.

C’est un couteau destiné à quelqu’un qui apprécie autant la matière, le design et les objets singuliers que leur usage.

Un objet que l’on peut regarder longuement, mais qui n’a pas vocation à rester sous vitrine.


Un N°4 de 19 cm pensé pour le quotidien

Car derrière cette recherche esthétique se trouve toujours un couteau.

Le N°4 mesure 19 cm et constitue l’un des formats les plus polyvalents de la collection.

Compact et maniable, il accompagne naturellement les gestes quotidiens : préparation des fruits et légumes, petites découpes de viande ou de poisson, parage, travail précis et nombreuses préparations demandant davantage de contrôle qu’un grand couteau de chef.

Sa taille permet de rester très proche de la matière.

Il trouve ainsi naturellement sa place parmi les couteaux de cuisine polyvalents et couteaux d’office français destinés à une utilisation régulière.

De la cuisine jusqu’à la table

Sa vocation première reste le travail en cuisine.

Cependant, les proportions du N°4 et la finesse de sa ligne permettent également de le conserver à côté de l’assiette.

Il peut ainsi accompagner une préparation puis poursuivre son usage à table.

Cette polyvalence est volontaire : la singularité de la pièce ne doit jamais diminuer sa fonction.


Une ergonomie au service du geste

Le manche est façonné progressivement afin d’obtenir un volume agréable en main.

Les courbes ne sont pas là pour produire un effet visuel isolé. Elles participent au positionnement des doigts, au contrôle de la lame et à l’équilibre général du couteau.

Le N°4 reste suffisamment compact pour offrir une grande liberté de mouvement.

Cette ergonomie est essentielle sur une pièce destinée à être utilisée régulièrement : le couteau doit pouvoir disparaître dans la main pour laisser place au geste.


Une construction plate semelle

Ce N°4 adopte une construction plate semelle.

L’acier de la lame se prolonge sur toute la longueur et toute la largeur du manche, entre les deux plaquettes en loupe de marronnier stabilisée.

La troisième photographie permet de l’observer particulièrement clairement.

Vue de dos, la plate semelle forme une ligne métallique continue du début jusqu’à l’extrémité du manche.

Cette construction participe à la solidité et à la durabilité du couteau.

Sur cette pièce, elle crée également un contraste intéressant : une ligne d’acier parfaitement régulière traverse une matière dont le dessin ne l’est jamais.


Une lame en acier inoxydable X50CrMoV15

La lame est réalisée en acier inoxydable X50CrMoV15, choisi pour son équilibre entre qualité de coupe, résistance à la corrosion et entretien accessible.

Sa géométrie est adaptée au caractère polyvalent du N°4.

La pointe permet les travaux précis tandis que le profil du tranchant accompagne les gestes courants de préparation.

La finition satinée reste volontairement sobre.

Face à un manche aussi expressif, je souhaitais que la lame conserve une présence simple et nette.


Une pièce qui ne pourra pas être reproduite

Il serait possible de fabriquer un autre N°4.

Il serait également possible de travailler une autre loupe de marronnier avec plusieurs couleurs.

Mais il serait impossible de refaire exactement ce couteau.

La disposition des fibres, les figures naturelles du bois, les nœuds, la pénétration des trois couleurs et ce que le façonnage a finalement révélé appartiennent exclusivement à cette matière.

C’est là que réside, à mes yeux, la valeur de ce type de création.

Non pas dans la recherche de rareté pour elle-même, mais dans l’impossibilité naturelle de répéter exactement ce qui s’est produit.


Un couteau pour les amateurs de cuisine, d’art et de design

Ce N°4 peut naturellement intéresser un amateur de gastronomie à la recherche d’un véritable outil de cuisine.

Mais son univers va un peu plus loin.

La relation entre le bois, la couleur et la ligne peut également parler à ceux qui s’intéressent au design contemporain, aux arts décoratifs, à l’architecture intérieure, aux pièces de collection et aux objets fonctionnels singuliers.

Dans une cuisine contemporaine, auprès d’un chef ou dans une collection personnelle, il conserve la même raison d’être :

être utilisé.

La création ne remplace jamais la fonction. Elle lui donne simplement une expression particulière.


Une création française destinée à voyager

Chaque N°4 est réalisé à la Coutellerie Bermudes, dans les Alpes françaises, près de Chambéry.

La sélection du bois, sa préparation, les différentes étapes de coloration et de stabilisation, les ajustages, le façonnage, les finitions et l’affûtage participent à la réalisation de la pièce.

Cette origine française est importante.

Elle ne constitue cependant pas la limite géographique de la collection.

Les couteaux de la Coutellerie Bermudes sont destinés aux amateurs de beaux objets et de gastronomie en France comme ailleurs en Europe : Suisse, Belgique, Luxembourg, Italie, Allemagne, Pays-Bas et au-delà.

Une pièce naît dans un atelier en Savoie.

Elle peut ensuite trouver naturellement sa place sur une table, dans une cuisine ou dans une collection bien plus loin.


Découvrir la collection

Découvrez les couteaux de cuisine, couteaux de table et pièces uniques actuellement disponibles à la Coutellerie Bermudes.

👉 Voir les couteaux disponibles :
https://coutelleriebermudes.fr/shop/

Découvrir les stages de coutellerie

La Coutellerie Bermudes propose également des stages permettant de découvrir les différentes étapes nécessaires à la réalisation d’un couteau et de créer son propre modèle.

👉 Découvrir les stages de coutellerie en Savoie :
https://coutelleriebermudes.fr/stages-coutellerie-savoie/

Conseils d’entretien

Pour préserver durablement votre couteau :

  • laver exclusivement à la main ;
  • sécher soigneusement après chaque utilisation ;
  • ne jamais utiliser de lave-vaisselle ;
  • éviter toute immersion prolongée ;
  • privilégier une planche en bois ou en matériau composite ;
  • éviter le verre, le granit et la céramique comme surfaces de coupe ;
  • entretenir régulièrement le fil avec un outil adapté ;
  • ranger le couteau de manière à protéger son tranchant.

Informations complémentaires

Numéro

4

Bois

Loupe de marronnier stabilisée teintée

Acier

X50CrmoV15

Epaisseur de la lame

3mm

longueur de la lame

9.5 cm

longeur du manche

9.5 cm

Alimentaire

oui

Inoxydable

oui

Rivets

inox 304L

Dureté HRC

58

Largeur lame maximum

2.9cm